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LOOK BOOK SS2018





Road Trip en corse

Samedi 29 Avril - 6h15

Le réveil sonne mais c’est avec une grande facilité que nous nous levons. Nous ne partons pas rouler, non, mais direction la Corse. L’origine de Matchy est, évidemment, liée à une passion pour le vélo. Cette passion vient notamment de la liberté, du partage, de la découverte, de l’ensemble des possibilités qu’offre ce sport et des rencontres qu’il nous a permis de vivre. C’est donc tout naturellement que nous recherchons un lieu nous permettant d’explorer de nouvelles routes et de faire le plein d’énergie.



Première étape :

le ferry, direction l’île de beauté.
Nous avons exploré l’île de différentes manières : randonnée avec le compagnon à 4 pattes, visite de différents villages, et, bien sûr, les sorties vélo que l’on souhaite partager ici :)



Au programme :

3 jours à l’intérieur des terres, 3 jours sur la côte. La diversité est le maître mot puisque la Corse est riche de surprises, mais 1 semaine c’est bien trop court. Alors on fonce ! On a roulé dans les villages corses, les petites routes, les lacets des montagnes rocheuses, les gorges rafraîchissantes ou encore les bords de mer… Une sélection de lieux immanquables était donc obligatoire pour éviter le roman de 42 chapitres.



Dans les terres :

Le début du séjour se fait donc vers Corte, ancienne Capitale Corse.
Nous y avons rencontré des villageois accueillants et découvert de très belles routes :

Col de Sorba (Bocca di Sorba) par Vivario  - 1311 m
• Longueur : 9.20 km
• Moyen : 7.08%
• Maximal : 8.5%
• Distance Parcourue : 90 k


Ce col se situe au nord du massif du Monte Renoso au sein du parc naturel régional de Corse. Tout au long de la montée, versant nord, on profite du paysage granitique et volcanique. On se sent tout petit entre ces rocheuses et le ressenti n’est pas du tout le même que dans les Alpes. En Corse, le passage du niveau de la mer au sommet des cols est très rapide, ce qui est magnifique et déroutant par rapport aux Alpes. 



La perspective est profonde puisqu’on aperçoit des montagnes à des kilomètres contrairement aux Alpes où nous faisons plus face aux pentes tant qu’on n’a pas atteint le sommet.
Une fois arrivés au sommet du col, on bascule de l’autre côté direction Ghisoni pour entrer dans les gorges du FiumOrbo menant au Lac de Sampolo.


Au total, 90 kms pour 2000m de d+, suffisant pour justifier un bon saucisson et bière locale.

Côté ravito justement, ce n’est pas toujours des plus faciles, c’est même plutôt désert. Et oui, à cette période de l’année (début Mai) et dans les terres (moins touristiques), on trouve peu de magasins et restaurants ouverts.

Le Biking Man commençait au même moment que notre séjour et on a bien pensé à eux sur le vélo quand on ne trouvait rien pour se ravitailler. Heureusement pour nous, le restaurant d’un village était ouvert.



Sur la côte :

Pour la seconde partie du séjour, nous avons logé près de Cargèse. Petit village corse offrant une richesse gastronomique et de magnifiques paysages.

Nous avons décidé de rejoindre Piana et ses Calanques puis de descendre sur Porto avant de revenir au point A.

Calanques de Piana (Calanches de Piana)
• Inscrites au Patrimoine mondiale de l’UNESCO
• Distance Parcourue : 65 km

Une fois arrivés dans les Calanques, on découvre une petite route sinueuse, où les voitures ont du mal à se frayer un chemin. Satisfaction et praticité du vélo, on se faufile où l’on souhaite. Roulant à la découverte des Calanques, nous profitons du silence assourdissant du matin dans ces majestueuse roches rougeâtres. La pluie et le soleil de Mai a rendu leurs couleurs saturées et contrastées. Cela leur donne ainsi un aspect encore plus spectaculaire.


Coté Ravito, contrairement à l’intérieur des terres, le tourisme est plus présent. Il est donc facile de trouver des restaurants et épiceries locals regorgeant de petits trésors locaux. On est repartis avec le Lonzo, le saucisson, le miel du maquis, les herbes du maquis, le vin de Corse ainsi que le fromage et les petites confitures de clémentine et de figue de Corse… Un régal !



En général :

Vous l’aurez compris, la Corse est une destination très intéressante pour tout cycliste n’ayant pas peur des cols et des cochons sauvages. Il faut sortir des sentiers battus, que ce soit dans les terres ou sur la côte : n’ayez pas peur de découvrir des cols non répertoriés et des petites routes escarpées. Seul bémol, l’état des routes qui n’est pas toujours convenable, surtout lorsque vous empruntez les petites routes moins passantes. Ceci dit, et c’est très appréciable, les automobilistes locaux nous ont toujours respectés lors des dépassements (aucun coup de klaxon, assez rare pour être souligné).


C’est justement en cherchant ces cols et ces routes plus paisibles, que vous découvrirez la meilleure partie de la Corse, le côté sauvage. Les routes ne sont pas les plus belles mais c’est là ou vous aurez les meilleures surprises, que ce soit par les vues ou les rencontres. Les cochons sauvages, les vaches de caractère (attention à vous), les chèvres : il y a un peu de tout et si vous levez la tête vous aurez peut-être la chance de voir un aigle royal.




La Corse est tellement belle qu’il y a bien plus à découvrir que ce que nous avons pu voir.

Une raison de plus pour y retourner.